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HR / HF du 07/05/10

« Le scout est fait pour servir et sauver son prochain »

Cette Loi propose deux pistes de réflexion qui sont le fait de « sauver » et de « servir » son prochain …

« Ce devoir passe avant tout le reste, fallût-il sacrifier son plaisir, sa commodité, sa sûreté personnelle. Le Scout doit en toutes circonstances être prêt à opérer un sauvetage, à secourir la victime d’un accident. Et il doit faire tous ses efforts pour accomplir chaque jour une bonne action, si modeste soit-elle.

Tel est le mot d’ordre, le fond même du scoutisme : Servir. « No day without a deed to crown it : Pas de jour sans un exploit qui le couronne », dit le héros de Shakespeare. C’est le dévouement à toute réquisition et sans réquisition. Il faut donc que le Scout acquière deux choses : en premier lieu L’esprit de dévouement, puis les connaissances pratiques, secourisme, débrouillardise, qui permettent de se dévouer avec intelligence. Créons des compétents, pour multiplier les dévoués, car ce qui manque à tant d’hommes pour devenir tels, ce n’est pas le courage et la générosité, c’est le savoir-faire. On n’aime à faire que ce que l’on sait bien faire. […]

Cet apprentissage du dévouement, c’est l’œuvre de la « Bonne Action Quotidienne ».

Le texte de la règle détermine sans possibilité d’erreur le sens de l’expression « Bonne Action ». Il s’agit d’un service à rendre, d’un acte qui requiert donc toujours un minimum de dévouement :

« Faire sa B. A. », c’est, par exemple, aller chercher la provision de bois d’une voisine, indiquer la route à un étranger et l’accompagner jusqu’à ce qu’il soit sur le bon chemin, aider un vieillard à pousser une charrette à bras en montant la côte, sacrifier une réunion scoute pour porter jusqu’à la gare, à 3 kilomètres, la valise très lourde d’un monsieur encombré de deux paquets.

Et naturellement, défense de rien accepter, en remerciement ou en pourboire, même un centime ! II n’est même pas requis que le bénéficiaire de la Bonne Action nous soit connu : enlever de la chaussée un pavé déplacé qui risque de faire broncher un cheval, refermer la barrière d’une pâture où se trouve le bétail, cela compte. Oh ! évidemment ce sont là petites choses, mais peu à peu le Scout s’entraîne, le pli se prend : l’enfant en vient à ne plus se croire autorisé à dénouer son foulard que pour compter les actions qui lui ont coûté du temps ou de la peine, et il ne se contente pas d’en faire une et puis de croiser les bras : non, à l’affût de l’occasion, toujours sur le qui-vive. […]

Je me suis étendu un peu sur cette Règle : elle est cardinale dans le système. La valeur d’une Troupe se mesure, non à la multiplicité des brevets conquis, mais à son estime et à la pratique de la Bonne Action ».

Père Sevin

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