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***Les Béatitudes 8***

Les Béatitudes : le bonheur exigeant du disciple...

Les Béatitudes sont annonce ou constat, proclamation de bonheur. Mais de façon significative, le présent et le futur alternent pour dire ce bonheur, à la fois assuré et encore à venir, promis. Le disciple lui-même n’est-il pas comme tendu entre l’un et l’autre : le bonheur éprouvé aujourd’hui même et le bonheur promis, à venir... avec des persécutions, précise Marc (Mc 10, 30). Et ne serait-ce pas là chez lui l’équivalent de ce qu’affirment Matthieu et Luc dans la dernière Béatitude : Heureux si l’on vous persécute !
Elle est insolite cette dernière Béatitude, presque aussi longue à elle seule que les précédentes ensemble. Si Jésus posait le bonheur sur les êtres qu’il rencontrait, remettant debout les boiteux et les estropiés de toutes sortes, du corps et du cœur, désormais, c’est le disciple qui prendra ces gestes et paroles en relais, c’est-à-dire cet engagement de tout l’être aux couleurs de Dieu et de son Royaume. Mais ces paroles et gestes pèsent le poids de la vie entièrement donnée. Ils sont signés par Jésus du signe du don absolu, au mont Golgotha où tout est donné. Le disciple sera appelé à signer de même son témoignage, d’une croix. Et Jésus affirme la révélation - la pleine révélation - de Dieu dans cette signature étonnante d’une vie, de cette encre de limpidité infinie puisée chez Dieu.
Ainsi les disciples souffriront. Et cette souffrance même constitue une injure pour la « justice » de Dieu, un affront à sa bonté. Cependant cette situation même, dit cette Béatitude, est endurée, envisagée, « à cause de Jésus » : « de moi », dit Matthieu, « du Fils de l’homme », dit Luc. Jérémie en son temps, et bien d’autres comme lui, souffrirent et furent la risée de tous parce qu’ils étaient au plus près de Dieu dans une société qui ne l’était pas ni n’en supportait l’idée : « C’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en bétail d’abattoir ! », dit le Psaume (Ps 44, 23). « Qui veut sauver sa vie la perdra, dit Jésus, et qui perdra sa vie à cause de moi la trouvera... » (Mt 16, 25). La vie du croyant est ainsi marquée de part en part du signe du passage, du mystère pascal. Du signe de Dieu.

NIEUVIARTS Jacques

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Jeu de l’été : Les Béatitudes

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