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***Les Béatitudes 11***

Qu’est-ce qui les rend heureux ?

Lynda Lemay, chanteuse : « Souvent on pense que le bonheur est loin alors qu’il est juste à côté. Or l’on réalise cela après avoir vécu quelques blessures. Il n’y a pas de vie sans blessures. »

Stéphane Boure, ancien CG : « Dès l’instant où un jeune se retrouve chef d’unité, il change du tout au tout. C’est incroyable. Tout d’un coup, il prend conscience de sa responsabilité. La différence de maturité est flagrante ! »

Danniel Mennechet, ancien SDF : « Peut-être que cette Béatitude veut dire que nous les pauvres serons mieux traités que les riches là-haut, que Dieu accueillera d’abord les pauvres, avant les riches. Le pauvre peut être aussi riche dans son cœur, donner aux autres. À l’opposé, quand j’étais dans la misère, des riches qui devaient avoir une âme de pauvre m’ont aidé. Maintenant, je me vois comme « une âme de pauvre avec un cœur riche ». La misère m’a obligé à ne pas être renfermé sur moi-même, à faire confiance pour pouvoir m’en sortir. »

Cécile, ancienne cheftaine : « Lorsque je deviens cheftaine, je dois sortir de ma coquille. Je dois m’ouvrir à ceux qui m’entourent. Je commence par porter un regard sur l’autre, puis mon attention et enfin mon soutien. J’accepte d’être dérangée dans mes habitudes. J’accepte d’être dérangée quand justement j’ai envie d’être tranquille. et là, j’apprends petit à petit à me donner, à faire passer l’autre avant moi-même. »

Rodolphe Papillon, responsable de la fondation Imagine à Corail (Sud Ouest de Haitie) : « J’ai une définition du bonheur qui n’est sans doute pas la même que chez vous : pour moi, le bonheur n’est pas l’absence de problème, mais la capacité à apporter des solutions. »

Thierry Berlizot, président SUF : « Dans une société où manque dramatiquement la confiance et où tout devient contrat, le scoutisme est l’une des rares pédagogies fondées sur la confiance. On fait grandir le jeune en lui faisant confiance et il peut grandir en faisant confiance aux autres. »

Marie-Noëlle Besançon, fondatrice de "La maison des sources" : « La miséricorde, c’est de l’amour qui passe à l’acte, c’est la main dans le prolongement du cœur. On ne peut pas parler de miséricorde sans cette dimension du don aux autres. Un mystique, ou même un ermite, peut aussi faire l’expérience de l’amour miséricordieux parce qu’il expérimente au quotidien un autre type de relation aux autres. »

Jean-Luc Nancy, philosophe : « L’amour renvoie à ce que nous ne pouvons pas du tout saisir. C’est peut-être cela « voir Dieu ». Non pas voir un être derrière les êtres, mais voir que chaque être est absolu, incommensurable. »

Anne Saigier, présidente d’Emmaüs Nord-Pas de Calais : « Notre bonheur est un non-sens s’il ne contribue pas à celui des autres. J’avais du mal dans le monde du travail à vivre selon mes valeurs. Le bonheur, en fin de compte, c’est pouvoir mettre en œuvre ses aspirations profondes. Mais ce n’est pas sans prix. Quitter une situation fait peur, surtout quand on ne sait pas ce qu’on va trouver. C’est pour cela que le saut est difficile, mais quand il est fait, vous découvrez que vous ne manquez de rien. »

Betty Rojman, professeur de littérature et écrivain : « L’homme est appelé à poursuivre la paix de toutes ses forces. Sans l’espérance d’un idéal d’unité, les hommes passeraient leur temps à se faire la guerre. »

Corinne Akli, un chef de bande devenu pasteur : « À 14 ans, j’ai demandé le baptême dans le cadre de l’Église réformée. Une vraie conversion. Elle s’est faite à la porte d’une église, il y avait une affiche qui était en fait un appel pour le don du sang, mais je ne m’en suis pas aperçue. C’était une affiche noire, une sorte de carte grattée. Et il y avait un crucifix vert et blanc, jaune et rouge. Et il y avait écrit : « Il a donné sa vie pour toi et toi que donneras-tu pour ton frère ? » ça a été un choc pour ma vie. »

Henri Burin des Roziers, dominicain : « La pauvreté est un thème fondamental de toute la Bible. J’ai eu la chance dans mon travail avec la Commission pastorale de la terre ici, au Brésil, d’être constamment en lien avec les pauvres. Bien sûr, je n’ai pas leur vie. Mais je suis solidaire de leurs luttes, je suis à leur service. Très souvent je sens que telle ou telle Béatitude est vraiment vécue. »

Nathalie Héron, membre du comité de rédaction de la revue "Christus" : « Je ne choisirais pas spontanément le mot bonheur. Je préférerais la joie. Certes, Aristote parle du bonheur, mais la manière dont il est connoté aujourd’hui comme un état ou quelque chose qu’il faut à tout prix obtenir ne me correspond pas vraiment. Pourtant oui, nous aspirons tous à être heureux. Mais si je préfère la joie, c’est parce que pour moi, elle nous vient de plus loin, de plus profond. Si l’on évoque le Christ, c’est la joie et la gratitude qui me viennent à l’esprit, plus que le bonheur qui est mis un peu à toutes les sauces. »

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Jeu de l’été : Les Béatitudes

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